(1850-1916), dépôt du musée du Louvre (collection Chauchard), est d’une veine différente, bien que cet artiste ait été contemporain d’André GILL. Il fut l’élève de CABABEL et remporta de très nombreux prix, dont le Premier Grand Prix de Rome, en 1875.
Il exécuta de nombreuses peintures d’Histoire, souvent prétexte à la mise en scène de nus dans des paysages féeriques. Ses portraits sont de grande qualité, naturels et animés ; mais COMERRE ne participa pas aux révolutions artistiques qui caractérisent cette seconde moitié du XIXème siècle, comme le Naturalisme ou, plus tard, l’Impressionnisme. Il fut, au contraire, l’un des tenants du courant académique.
Nombre de ses tableaux, comme le « Pierrot », décrivent, avec une grande virtuosité, un monde hors du temps. Les jeunes femmes aimaient à cette époque se faire représenter dans des costume androgynes. Ce tableau est une véritable démonstration du grand art de COMERRE à traiter les blancs ainsi que les matières, comme la damas et le satin des costumes